LA CHAINE
La nuit tombait en reflets fauves sur la chaîne qui plongeait déjà sous sa peau. Ses yeux fixes semblaient utiliser toute l'énergie de sa chair hypothétique pour garder la lueur bleue captive.
La chaîne à cette heure entamait doucement sa pénétration et les vagues de douleur des premières distances infinitésimales étaient titanesques. Dans ces heures de délire du dernier crépuscule, il revoyait Les Hommes ; Babylone ; Rome, l'Amérique. Et l'Atlantide enfin, lorsque la sueur commençait à tomber et les hurlements retenus à se condenser.
Ces Visions étaient la Connaissance, et la connaissance était le prix de la Douleur.
Après cet hallucinant prélude, la chaîne chaque nuit continuait sa fusion avec la chair. Les Visions se taisaient alors. L'Immobilité solennelle rentrait en scène, chaque nuit plus impressionnante, plus nouvelle. Le Métal se fondait en lui, dans ses membres d'Etreinte désespérée, et la soif pathétique d'une présence jouait en sourdine. La chaîne répondait et envahissait son corps comme la course du sang sous la peau.
Le contact solide dans les os l'enracinait. C'était LA présence. La seule qui soit, qui fut. Et le soulagement du contact rompait sa solitude.
Des pleurs coulaient souvent en fleuves de ses yeux, mais comme nul n'était là pour les recevoir, on élimine à leur sujet toute hypothèse romantique : cette effusion servait sans doute à faciliter l'oxygénation du fer qui se décomposait alors dans son sang, amenant sur son visage privé de maillons et son coeur indéréglable des éruptions de vide.
Certains, des profanes sans doute, ont suggéré que son état se modifiait à chaque trou ; qu'il jouait au voyeur à la lucarne de quelque univers où LES CHAINES se nouent et s'enlacent avec d'autres chaînes en des arabesques d'une beauté indicible, inconcevable.
D'autres ont maintenu que sa vie s'en allait en ces trous, et que, contrairement aux apparences, cet homme n'aimait pas beaucoup sa vie.
Des agitateurs auraient enfin prétendu sans sourire que les "trous" étaient dans la perception que nous avions de lui, et que d'ailleurs personne n'avait prouvé l'existence de ses larmes.
Mais bien-sûr, les hommes parlent d'eux, uniquement, dans leurs hypothèses , bien souvent, ce qui fait que rien de tout cela n'a été pris vraiment au sérieux.
La Chaîne, pourtant, épousait profondément la chair , et il était bien difficile de déterminer où commençait le métal, et où finissait l'homme. La substitution des maillons à la matière organique laissait même voir par endroits des anneaux de métal étincelant dont la vue était insupportable, avec en leur centre des Ovales d'un Vide parfait et terrifiant.
Les quelques êtres qui avaient par inadvertance, par goût du risque ou par curiosité regardé à l'intérieur étaient devenus fous, ou vivaient en Hermites et vénéraient le sable du désert.
Du sang coulait maintenant parfois d'endroits Mystérieux de Sa chair, et son allure d'antan, de statue Florentine, était maintenant celle d'un être ramassé sur lui-même, au visage spectral et au regard Insondable.
Le puzzle de son Corps semblait se modifier dans sa structure à la moindre variation de l'angle du regard [qui le percevait] , moire aux reflets indéfinissables et somptueusement désespérés.
L'Homme n'avait jamais émis le moindre son, mais les visiteurs les plus qualifiés qui s'étaient aventurés vers ses aires avaient fini par remarquer que son Autisme Végétal était rompu par des éruptions subites de sang ,à leur proximité avérée , en des points ésotériques de son corps... sources dont la force jaillissante était proportionnelle à la souffrance de Sympathie éprouvée par le quelconque hypothétique observateur.
Mais ces manifestations, de toute façon, étaient exeptionnelles ; par ailleurs, les geysers et autres ruisseaux de sang déjà existants se mettaient à l'inonder avec violence dès qu'une certaine distance était rompue entre lui et ses occasionnels visiteurs.
Je ne sais combien de Temps durera cette effusion.
En dépit de mon intense Désir, je n'ai pu me résoudre à aller percevoir son visage : je craindrais trop peut-Etre d'être sûre de l'avoir toujours porté au fonds de moi. Lorsque j'y pense, un immense malaise m'envahit, comme l'ombre d'un élément fondamental que je connaîtrais sans fin.
Mais je n'ose aller comprendre : j'ai peur d'aller déclencher l'intarissable évasion de son sang.
Et cette pensée-là, je ne puis la supporter, comme si un instinct immémorial m'avertissait de quelque perte vitale insupportable.
12-12-1982. Fond Sonore : "Rock Bottom" (Robert Wyatt). Initially déd. to R.P.WallFlower
Rôdeur (Resservi sur http://forum.leprisonnier.net/profile.php?mode=viewprofile&u=152
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Posté le: 01 Oct 2005 12:12 Sujet du message: Réservé aux fans des QATSI -ou aux LoveFoudroudrés du RÔdeur
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Oreilles et voix. Volcans de concentration : ta tête explose sous l'injonction affectueuse des têtes cherchées. Paranoïa. Chute dans l'abîme du vide intérieur peuplé jusqu'à l'écrasement des démons forclos de ceux avec qui tu es, fus ou seras en contact. La seule triade possible : le conditionnement concentrationnaire du passé à la beauté perdue, la fureur destructrice du présent à deux faces : l'une te ricanant, énorme, au visage, sa haine destructrice ; l'autre , en larmes et atrophiée : la silhouette du MAT, les chaînes en plus -et les larmes- pudiquement retournée, tentant en vain de te cacher le deuil des espoirs évanouis avant la lettre, des Rencontres avortées et des rêves déchus . Et condensés sans fin par la faim monstrueuse de son jumeau de Honte - jamais affronté dans son délire vengeur ................
Le Futur : parlons-en : débris de vitre sur la toile d'argent, sang à-demi-séché sans connection présentable avec un seul des quelconques faits divers énoncés par les fragments de journaux
ajournés
un quelconque lien, hélas, avec las phrases de la rubrique quotidienne politique que des hauts-parleurs désuets débitent dans les quatre coins de ta tête, quadruple monophonie grésillante, se répétant sans fin sans même l'omission d'une virgule.
Quelque jour, disent-ils, a existé le texte. Sans aucune importance. Pas plus - ni moins d'ailleurs - que la Lune de Théâtre qui défile dans un ciel grésillant. Pas plus que l'Angoisse qui monte comme une prophétie attendue depuis l'AUBE subjective. Pas plus que l'impression que tout cela - et tout le reste, qui a peut-être existé, en son temps - a [eu] un sens. Maintenant, tout n'est que prolifération de sens diffus, sis dans tout l'espace, vaste matière de lente densité où ton Energie semble perdre ses frnotières, Nouvelle Cosmogonie Encore - et pour toujours, sens-tu, à l'état de ........................ [materia prima]....
Fin. Cela, tu ne l'avais pas prévu, même dans tes angoisses Désirantes retournées les plus paranoïdes : le vide total de toute matière organisée, l'absence existentielle de toute Machine Amicale, le rêve tournant en rond, en circuit fermé,
larsen de non-sens dans le non-sens du vide. Et aucune main amie ni rêvée ni présente, du moins à des Années-Lumière de feeling jusqu'où les tentacules de ton Âme puissent percevoir ... Rien : le Goufre Intérieur qui ne pouvait appartenir qu'aux autres, la trappe ouverte sous tes pieds alors qu'il restait un ultime espoir, le premier et le seul authentique peut-être, l'Ecran géant devant tes yeux, en relief, cette fois, acting-out monstrueux de la toile tri-dimentionnelle,
AVALANCHE DE NUIT FONCTIONNANT A L'ENVERS, t'aspirant mons6-........................
....................... non. Pas cela : c'est la Beauté, cela, encore. RIEN. Rien que l'angoisse sans sens.
La Mort sasn mort. La perte du lien de sens qui t'unissait à l'autre, AU MOINS DANS TES REVERIES DIURNES - si toutefois il y eut vraiment un jour - si ce n'est pas encoreune invention l é n i f i a n t e de ton esprit destiné[e] à combler le vide.
Mais le vide est, par définition, je pense, plus grand que toi,
et il devait te happer un jour parceque tu lui ressembles. - simplement, tu croyais que ce serait dans plus longtemps, comme les enfants qui demandent toujours quelques minutes de plus avant la fin - le repas ou le bain [je ne parmerai pas du coucher]*
Comme les Matheux qui ne parviennent jamais d'un point à un autre point [même et surtout le + proche].
voilà où mène la forclusion des mathématiques : à la non-forclusion du second-point, qui, toutefois, n'est jamais supportable,
et le dernier pas franchi s'avère un TROU NOIR Happeur [happy de "peur"?] où ta peur explose dans le moment*-même où elle le crée.
..................... Et la Beauté, l'Instant sub-perceptuel avant, fut perçue, E N F I N .
Mais "La Beauté, c'est le commencement de la Terreur que nous sommes capables de supporter" (J-L. God art : prénom Carmen, et bien avant lui : R-M. RILKE).
K O Y A A N I S Q A T S I 19-01-1984. 19h.
dimanche 21 novembre 2010
mardi 2 novembre 2010
Fulvia Alberti
From : http://prixcmca2009.blog.rai.it/2009/12/12/una-donna-unartista-intervista-a-fulvia-alberti/

*
12 Dicembre
ore 14:55
Una donna, un’artista: intervista a Fulvia Alberti
italiano, le interviste del blog
Incontriamo oggi, per le interviste del Blog, Fulvia Alberti, regista e Membro della Giuria Documentario.
Buongiorno Fulvia… Ma chi è Fulvia, come donna e come artista?
L’artista è la donna e la donna è l’artista. L’essere documentarista, scrittrice, fotografa e sognatrice, sono dimensioni del mio essere e agire professionale che si compenetrano. La donna non abbandona mai la documentarista, e la documentarista partecipa di ogni scelta e di ogni passo della donna.
Quali sguardi ami poggiare sulle realtà che descrivi? Ci sono dei soggetti, delle realtà che privilegi quando le osservi con l’occhio della telecamera?
Sento profondamente la narrazione del conflitto… Ma il conflitto nel suo aprirsi alle storie di ricostruzione, di resistenza e di speranza dell’umanità che è dietro le quinte e già oltre l’orrore e la distruzione. Il conflitto come risoluzione, il conflitto come nuovo inizio. E’ per questa particolare sensibilità alla lacerazione come ”nuova pelle” che sono stata molto in Irak, nel Kurdistan, in Libano: per vedere lottare e vincere l’umanità che resiste al conflitto.
Fulvia, com’è nata la tua passione per il documentario?
In realtà inizialmente credevo di dedicarmi alla fiction… Ricordo da piccola quando mio padre mi portava al cinema, e da spettatrice ho sognato presto di diventare realizzatrice… Poi casualmente, mentre ero in Irak, e poi in Niger e in Kurdistan, e ancora a Damasco e nel Corno d’Africa, e quasi prendevo a pretesto il girare reportage per lavorare con la macchina fotografica e i miei immancabili diari, ma soprattutto per incontrare la gente, conobbi delle équipes televisive francesi che mi diedero l’idea e l’opportunità di girare dei documentari e di tornare all’arte dell’immagine. Ero a Baghdad, prima della seconda guerra in Irak…
Oggi, con Arté, stai per tornare in Irak per girare “Docu 4″: raccontaci di questa coraggiosa e fondamentale esperienza, di questo progetto artistico - quasi politico - per riscattare e rilanciare il documentario in Irak, con un’attenzione particolare al documentaro al femminile
Tengo moltissimo al progetto “Docu”, di cui sta per partire la 4 edizione, e sono sempre lieta e grata di poterne parlare, quasi come fosse un restituire a quei Paesi che mi hanno cresciuta artisticamente ed umanamente un impegno che sia scambio continuo di forza e costruzione personale e sociale… Ricordo che mi trovavo in un caffè, nel Kurdistan iracheno, per il progetto “Toutes les télés du monde”… Cominciai a discutere con un giornaista locale che mi invitò con grande convinzione ad immaginare dei percorsi di formazione al documentario per gli autoctoni. E’ così che è nato il progetto “Docu”!
In quali condizioni di libertà e diffusione si trovava allora il documentario in Irak?
Il documentario in Irak non esisteva libero, né come tematiche né come diffusione… Fu forse proprio quel conflitto fra il desiderio e l’importanza di narrare che ci ha motivati ancor più nel nostro progetto… Con Docu3 abbiamo accompagnato dei documentaristi e delle documentariste iracheni/e nela realizzazione di 27 cortometraggi, dando loro supporto tecnico, esperienza, e la possibilità, soprattutto per le donne, di autorizzarsi a scegliere il mestiere della documentarista…
E che linee emozionali, che tracce tematiche hanno sviluppato i/le vostri corsisti/e?
Cortometraggi di protesta, di denuncia, ma anche di grande lucidità nell’affrontare le questioni sociali più delicate della realtà irachena… Ricordo con grande emozione e soddisfazione il cortometraggio di un gruppo di donne sulla storia di un transessuale, o quello sulle violenze subite da una donna sospetta adultera in ottemperanza alle leggi della Sharia…
E quale resistenza sociale e culturale ha incontrato il vostro voler coinvolgere le donne?
In 3 stages siamo riusciti a coinvolgere soltanto due gruppi di donne… E’ davvero difficile l’arte al femminile in Irak… E le donne sono le prime a vivere la difficoltà del concedersi una voce e uno sguardo indipendente e libero sulla società e su loro stesse… Appropriarsi del tempo e dello spazio per raccontare…
Ti riconosci in parte, con i dovuti riprorzionamenti di contesto e libertà d’espressione e cultura, in queste donne che lottano per essere ed esserci sia come persone che come artiste?
Sì assolutamente… Vedere la loro fatica è rivedere la mia fatica…
Hai corso da sola nell’inseguire il tuo sogno di documentarista, quando molto giovane hai cominciato a girare il Medioriente, o sei stata sostenuta dalla tua famiglia?
Non sono stata scoraggiata… Ma certamente quando partii per l’Irak dissi a mia madre che andavo in vacanza in Tunisia per non spaventarla… Sì, è stato un viaggio in parte molto solitario… Faticoso, ma importante…
Fulvia, veniamo al nostro Premio… credi nell’idea e nel senso di un Premio per il Mediterraneo?
L’idea di realizzare un Premio sul Mediterraneo mi convince… Io per prima sento fortemente un’identità mediterranea, così come l’ho sentita nei Paesi in cui sono stata… Forse c’è una radice comune, profonda, agricola direi, che impregna la storia di tutti i Paesi del Mediterraneo: la durezza della terra, l’aridità del terreno, la resistenza dell’ulivo… Rapresentano la natura come le persone del Mediterrano…
E come ti sei trovata con i tuoi compagni di Giuria?
Sono un po’ perplessa… Mi sembra che non ci siamo messi bene d’accordo su quello che dovrebbe essere lo scopo di una Giuria… Avrei preferito più libertà rispetto alla forma… All’interno della Giuria ho trovato persone abbastanza formaliste nel valutare quelle che dovrebero essere le caratteristiche di un documentario per la TV. Avrei preferito ci fosse più spazio per la libertà e la forza del documentario.
Fulvia, e che progetti ti aspettano oltre Marsiglia?
Tornare in Irak per realizzare, come ti ho raccontato, “Docu 4″, concentrandoci stavolta sui lungometraggi e i documentari.. Più realizzare un film a Baghdad sui media iracheni…
Sto anche immaginando un documentario sull’esodo dei cristiani dall’Irak… E uno ancora su una scuola di danza classica a Baghdad!
Come ci vuoi salutare?
Vorrei sottolineare che sono molto contenta dei documentari italiani in concorso, pensati e realizzati con grande libertà: quella libertà che, oggi, percepisco più difficile da trovare in Francia, contrariamente a quello che pensano gli italiani. Crediamo che dalla Rivoluzione Francese non sia cambiato niente, ma non è così.

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12 Dicembre
ore 14:55
Una donna, un’artista: intervista a Fulvia Alberti
italiano, le interviste del blog
Incontriamo oggi, per le interviste del Blog, Fulvia Alberti, regista e Membro della Giuria Documentario.
Buongiorno Fulvia… Ma chi è Fulvia, come donna e come artista?
L’artista è la donna e la donna è l’artista. L’essere documentarista, scrittrice, fotografa e sognatrice, sono dimensioni del mio essere e agire professionale che si compenetrano. La donna non abbandona mai la documentarista, e la documentarista partecipa di ogni scelta e di ogni passo della donna.
Quali sguardi ami poggiare sulle realtà che descrivi? Ci sono dei soggetti, delle realtà che privilegi quando le osservi con l’occhio della telecamera?
Sento profondamente la narrazione del conflitto… Ma il conflitto nel suo aprirsi alle storie di ricostruzione, di resistenza e di speranza dell’umanità che è dietro le quinte e già oltre l’orrore e la distruzione. Il conflitto come risoluzione, il conflitto come nuovo inizio. E’ per questa particolare sensibilità alla lacerazione come ”nuova pelle” che sono stata molto in Irak, nel Kurdistan, in Libano: per vedere lottare e vincere l’umanità che resiste al conflitto.
Fulvia, com’è nata la tua passione per il documentario?
In realtà inizialmente credevo di dedicarmi alla fiction… Ricordo da piccola quando mio padre mi portava al cinema, e da spettatrice ho sognato presto di diventare realizzatrice… Poi casualmente, mentre ero in Irak, e poi in Niger e in Kurdistan, e ancora a Damasco e nel Corno d’Africa, e quasi prendevo a pretesto il girare reportage per lavorare con la macchina fotografica e i miei immancabili diari, ma soprattutto per incontrare la gente, conobbi delle équipes televisive francesi che mi diedero l’idea e l’opportunità di girare dei documentari e di tornare all’arte dell’immagine. Ero a Baghdad, prima della seconda guerra in Irak…
Oggi, con Arté, stai per tornare in Irak per girare “Docu 4″: raccontaci di questa coraggiosa e fondamentale esperienza, di questo progetto artistico - quasi politico - per riscattare e rilanciare il documentario in Irak, con un’attenzione particolare al documentaro al femminile
Tengo moltissimo al progetto “Docu”, di cui sta per partire la 4 edizione, e sono sempre lieta e grata di poterne parlare, quasi come fosse un restituire a quei Paesi che mi hanno cresciuta artisticamente ed umanamente un impegno che sia scambio continuo di forza e costruzione personale e sociale… Ricordo che mi trovavo in un caffè, nel Kurdistan iracheno, per il progetto “Toutes les télés du monde”… Cominciai a discutere con un giornaista locale che mi invitò con grande convinzione ad immaginare dei percorsi di formazione al documentario per gli autoctoni. E’ così che è nato il progetto “Docu”!
In quali condizioni di libertà e diffusione si trovava allora il documentario in Irak?
Il documentario in Irak non esisteva libero, né come tematiche né come diffusione… Fu forse proprio quel conflitto fra il desiderio e l’importanza di narrare che ci ha motivati ancor più nel nostro progetto… Con Docu3 abbiamo accompagnato dei documentaristi e delle documentariste iracheni/e nela realizzazione di 27 cortometraggi, dando loro supporto tecnico, esperienza, e la possibilità, soprattutto per le donne, di autorizzarsi a scegliere il mestiere della documentarista…
E che linee emozionali, che tracce tematiche hanno sviluppato i/le vostri corsisti/e?
Cortometraggi di protesta, di denuncia, ma anche di grande lucidità nell’affrontare le questioni sociali più delicate della realtà irachena… Ricordo con grande emozione e soddisfazione il cortometraggio di un gruppo di donne sulla storia di un transessuale, o quello sulle violenze subite da una donna sospetta adultera in ottemperanza alle leggi della Sharia…
E quale resistenza sociale e culturale ha incontrato il vostro voler coinvolgere le donne?
In 3 stages siamo riusciti a coinvolgere soltanto due gruppi di donne… E’ davvero difficile l’arte al femminile in Irak… E le donne sono le prime a vivere la difficoltà del concedersi una voce e uno sguardo indipendente e libero sulla società e su loro stesse… Appropriarsi del tempo e dello spazio per raccontare…
Ti riconosci in parte, con i dovuti riprorzionamenti di contesto e libertà d’espressione e cultura, in queste donne che lottano per essere ed esserci sia come persone che come artiste?
Sì assolutamente… Vedere la loro fatica è rivedere la mia fatica…
Hai corso da sola nell’inseguire il tuo sogno di documentarista, quando molto giovane hai cominciato a girare il Medioriente, o sei stata sostenuta dalla tua famiglia?
Non sono stata scoraggiata… Ma certamente quando partii per l’Irak dissi a mia madre che andavo in vacanza in Tunisia per non spaventarla… Sì, è stato un viaggio in parte molto solitario… Faticoso, ma importante…
Fulvia, veniamo al nostro Premio… credi nell’idea e nel senso di un Premio per il Mediterraneo?
L’idea di realizzare un Premio sul Mediterraneo mi convince… Io per prima sento fortemente un’identità mediterranea, così come l’ho sentita nei Paesi in cui sono stata… Forse c’è una radice comune, profonda, agricola direi, che impregna la storia di tutti i Paesi del Mediterraneo: la durezza della terra, l’aridità del terreno, la resistenza dell’ulivo… Rapresentano la natura come le persone del Mediterrano…
E come ti sei trovata con i tuoi compagni di Giuria?
Sono un po’ perplessa… Mi sembra che non ci siamo messi bene d’accordo su quello che dovrebbe essere lo scopo di una Giuria… Avrei preferito più libertà rispetto alla forma… All’interno della Giuria ho trovato persone abbastanza formaliste nel valutare quelle che dovrebero essere le caratteristiche di un documentario per la TV. Avrei preferito ci fosse più spazio per la libertà e la forza del documentario.
Fulvia, e che progetti ti aspettano oltre Marsiglia?
Tornare in Irak per realizzare, come ti ho raccontato, “Docu 4″, concentrandoci stavolta sui lungometraggi e i documentari.. Più realizzare un film a Baghdad sui media iracheni…
Sto anche immaginando un documentario sull’esodo dei cristiani dall’Irak… E uno ancora su una scuola di danza classica a Baghdad!
Come ci vuoi salutare?
Vorrei sottolineare che sono molto contenta dei documentari italiani in concorso, pensati e realizzati con grande libertà: quella libertà che, oggi, percepisco più difficile da trovare in Francia, contrariamente a quello che pensano gli italiani. Crediamo che dalla Rivoluzione Francese non sia cambiato niente, ma non è così.
mercredi 25 août 2010
mardi 4 mai 2010
La Musique Multidimentionelle
http://oreilleabsolue.mobi/2010/04/maitres-du-son-jacotte-chollet/
et encore, le site--même de Jacotte Chollet :
http://www.multidimensionalmusic.com/francais/index.html
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